Recueils de poèmes -Traduction de contes et nouvelles du Vietnam, du poème national Kim- Vân-Kiều.

20250731

Văn - Hóa - Việt - Nam: Histoire de Kieu , extrait

Văn - Hóa - Việt - Nam: Histoire de Kieu , extrait: 115 :  Kiều rằng : " Xưa nay những đấng tài hoa, Thác là thể phách, còn là tinh anh..." Kiêu dit : " Chez les êtres d...

20250723

* Revedeserenite.blogspot.com: Nuit à Hongkong

* Revedeserenite.blogspot.com: Nuit à Hongkong: The Harbour, from the airplane Originally uploaded by elfinity

 Nửa đêm chợt tỉnh dâng dâng lệ Nào biết vì ai đã phũ phàng. Thơ yếu mang sao ...

20250721

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 Mme Mong An, NGUYEN - Dangttps://dangquocco-documentation.blogspot.com/search/label/Xu%C3%A2n-Vi%C3%AAt 

 Mme Mong An, NGUYEN - Dang

20141127

Traduction de poèmes : L'Albatros



L'albatros. Hải Âu

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Charles Baudelaire (Les fleurs du mal)

Để đuà chơi, nhiều khi thủy-thủ
Bắt Hải-Âu, chim của Trùng-Dương.
Lững lờ, bát ngát cánh dương,
Theo thuyền, lướt sóng như đương hộ thuyền.
Vưà mới để lên trên sàn gỗ,
"Vua trời xanh" nghiêng đổ, nặng nề.
Cánh dài trắng bỏ lê -thê,
Như chèo buông xõng trăm bề thảm thương.
Đại dực khách! Khi thường đẹp thế!
Nay tội chưa! xấu xí, vụng về!
Điêu, người chọc mỏ ê-chề,
Kẻ đi lặc, diễu thân què, xưa bay!

Thi-Sĩ như "Trời Mây Hoàng Đế ",
Xá chi cung, quen rẽ bao trời.
Trần-gian đầy đọa ngạo cười,
Cánh bằng lớn quá, đường đời khôn đi.

16/9/53
X.V.(thơ dịch)



20120305

Petit poème sur le Champa


Tháp chàm
Xa xa nổi bóng Tháp chuà Chàm
Một trái thông nâu giữa núi Lam
Dấu tích dân Hời còn khóc đó
Bâng khuâng ngẩng mặt hỏi trời Nam.

Xuân Việt

Trích tập thơ "So tơ "(1940-1942) 


"Telle une pomme de pin perdue au loin dans les montagnes... "
Le poète exprime ici sa mélancolie devant les vestiges du peuple Champa.
Qu'a fait le peuple vietnamien ?


une photo d'un vestige du Champa :
http://www.flickr.com/photos/49503127089@N01/196326/

20091221

La trahison des maîtres. 1972

http://staff.lib.msu.edu/unsworth/genhist/vn/st.htm

Viet Cong/North Vietnam
Nghiêm-Xuân-Viêt. La trahison des maîtres. [S.n. : s.l.], 1972. MAIN DS557.A67 X8 1972

Michigan State University

20091004

Années 1945-46?. Exil en Chine.Mémoires de Trân Trong Kim

Cité dans les mémoires de Trần Trọng Kim.
http://www.talawas.org/talaDB/showFile.php?res=2404&rb=08

Dans le contexte de la guerre:
1946: doit partir en direction de la Chine, par Móng Cái.

Travaille temporairement à Hong Kong comme secrétaire.
Dort sur la terrasse de l'entreprise, pour économiser de l'argent.

A pu envoyer 6000 piastres à son beau-frère Cơ se retrouvant au Yunnan ( Hố Kiều, à la frontière chinoise, en face de Lao Kay au Vietnam), pour qu 'il puisse revenir au Vietnam.


20090824

Mémoires de Trần Trọng Kim (1883-1953)


Cité dans les Mémoires de Trần Trọng Kim:

Le 17-06-1946.
Projet d'aller en Chine, à NanKing

20060703

LA FAIM

Un conte de THACH LAM
------
Une vent coulis tira Sinh de son sommeil. Il sentit toute la rigueur de l’hiver traverser sa mince couverture et il était fatigué d’avoir passé la nuit, recroquevillé sur ce dur lit de camps en bois.

Il releva la couverture, s’assit sur le lit. Et, comme les autres matins, une tristesse mêlée de découragement l’envahit, venue on ne sait d’où. Il se sentit accablé. Les objets qui l’entouraient apparaissaient vaguement dans l’obscurité et lui rappelaient sa misère d’extrême. Une petite table boiteuse à l’angle d’un mur, un lit de bambou où quelques lattes étaient cassées, une théière sans couvercle et quelques tasses ébréchées où le thé avait laissé des cercles jaunâtres… Au fond, une malle de cuir, vertige des splendeurs anciennes.

C’était tout l’ameublement de la chambre. Et depuis longtemps autour de lui, il n’existait que ces pauvres meubles et depuis longtemps aussi, il était venu habiter dans cette chambre humide et sombre. Les jours de faim et de froid ne pouvaient plus se compter. Le vent qui sifflait en se coulant par les interstices de la porte la nuit, était familier à son oreille…Et familière aussi à son corps cette fatigue épuisante, causée par la faim.

Il soupira. Il se rappela le jour où il fut licencié de son emploi, la voix froide et résolue de son patron, l’air découragé et même désespéré des collègues qui avaient le même sort que lui… Et depuis alors, commença en gêne, puis la misère… Jusqu’à ce jour.
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Un bruit de sabot dans la véranda… Sinh leva les yeux vers la porte. Sa femme revenait. Elle écarta le rideau rouge pendu à la porte pour entrer. Sinh saisit rapidement du regard la silhouette de sa femme se détachant sur le cadre lumineux, un corps frêle, maigre dans une robe noire de gaze mince. Ce spectacle lui fit mal au cœur.

Elle s’approcha le lit, regarda Sinh en silence. Celui-ci lui prit la main, la fit s’asseoir à côté de lui et tendrement demanda :

"Où est tu allée ce matin de si bonheur"?

"Je suis allée chez Madame Ba emprunter quelque argent"

"As-tu obtenu quelque chose"?

elle regarda son mari, secoua la tête et soupira :

"Qui est ce qui nous prête à présent ? Madame Ba ne se rappelle plus que nous l’avons aidée auparavant".

"C’est ainsi la vie, répondit tristement Sinh, découragé. Mais alors qu‘allons-nous faire ?

Il pensa à la jarre de riz vide, alors qu‘il ne restait pas dans sa poche un sou vaillant. Depuis deux jours, sa femme et lui ont mangé leur dernier bol de riz et depuis deux jours, la faim le torturait.

"Que faire"?

Sa femme rappela cette question, et baissa la tête pour pleurer. Une immense pitié envahit Sinh, comme un flot puissant. Il prit la main de sa femme et la serra sur son cœur, avec passion. Il aurait voulu mourir tout de suite, pour fuir cette misère effroyable, accablante qui pesait si lourdement sur eux.
Le soir arriva avec ses froides rafales. Sinh prit une chaise s’assit dans la véranda, s’appuya sur le balcon et regarda en bas, dans la cour du rez de chaussée. La maison était étroite et longue, divisée en plusieurs compartiments, chacun occupé par une famille de petits commerçants, en tassés les uns vers les autres, et Sinh occupait un de ces compartiment.

C’était l’heure de la préparation du repas. A voir les gens d’en bas affairés, Sinh pensa à sa cuisine dont les cendres étaient froides ; l’inquiétude le prit au sujet de sa femme qui était partie depuis le matin et qui n’était pas encore de retour; même si elle retournait, est ce qu‘elle pouvait apporter quelque chose, ou bien rien que du désespoir comme tant d’autres fois ?…

Et Sinh eut une immense pitié de sa femme, habituée au luxe et à l’aisance, et maintenant obligée de souffrir à cause de lui. Il s’étaient rencontrés dans un festin donné au quartier des chanteuses. Il avait alors du travail, et gagnait beaucoup d’argent. Ils s’étaient connus, aimés, et il avait passé outre à l’opposition de sa famille. Les deux époux avaient connu ensemble des jours heureux, son cœur conservait de tendres souvenirs, qui l’émouvaient encore chaque fois qu‘il y pensait. Puis la pauvreté était venue, avec son cortège de privations et de souffrances, de jours et de faims et de froid.

Mais la misère n’avait pas atteint leur amour, qui toujours chaleureux, toujours fidèle comme autrefois, s’imprégnait de souffrance, et de pitié. La frêle et maigre silhouette qui se rappelait le désespoir de sa femme de n’avoir pu rien emprunter, les deux yeux tristes et pourtant aimants qui le regardaient, éveillant tant de tendres souvenirs et tant de souffrance ce qui lui faisaient froid jusqu‘aux os. Il sentit la faim, une faim atroce, telle qu‘il n’en avait jamais connu de semblable.

Une faim qui déchirait les entrailles, qui enlevait toute force, à ses yeux pris de vertiges, tout tournait et devenait indistinct.

Quand il avait encore de quoi subvenir à ses besoins, il n‘avait jamais fait attention à la faim, et n’y avait jamais pensé. Maintenant, il comprenait ce qu‘elle était. Il tremblait quand il pensait à la puissance de la faim, il comprenait que les besoins physiques du corps pouvaient avoir raison de la résistance de l’âme.

Le fumet des plats qui cuisaient en bas augment sa souffrance. Il se pencha sur le balcon pour voir les gens préparer leurs repas du soir. Les mets étaient tout à fait ordinaires, mais Sinh s’étonnait de ce que jusqu‘ici, il n’avait jamais autant d’envie d’eux que maintenant. Les morceaux de pâte d’haricots, devenaient jaune d’or et se gonflaient en crépitant dans le bain de saindoux sur la flamme, quelques poissons en train de frire, commençaient à se recroqueviller sur la casserole, et cette vue le faisait frissonner du désir d’en manger.

Vraiment, jamais il n’avait autant d’envie de ces bonnes choses que maintenant. Auparavant, quand il entendait raconter qu‘on se battait pour le manger, i souriait de mépris. Il trouvait que manger ne comptait pas, et que seule la pureté et l’élévation de l’âme avaient du prix. Mais à cette minute, torturé par la faim, il comprenant toute l’importance du manger.

Et lui, bourgeois aisé, qui ressentaient du mépris chaque fois qu‘il devait se mêler à cette foule, pauvre et malpropre, qui se demandait pourquoi ces gens vivaient et tenaient à la vie, maintenant il désirait pouvoir mettre quelque chose sous la dent, comme eux, pour traverser ces jours de froid…
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Une main légère se posa sur son épaule, Sinh se retourna, sa femme radieuse, lui montra quelques paquets enveloppes de papier transparent, propre et bien arrangés ; et d’un seul coup d’œil, il les reconnut comme des choses à manger, et en vente seulement dans les grands magasins. Une odeur de viande et de pâté parvint à ses narines, et ses mains tremblèrent en défaisant la ficelle qui les liait.

Plein de joie, il demanda :

"Oh ! D’où cela vient ? Chérie, où as-tu trouvé l’argent ?

Mai, baissa la tête et répondit :

"Mange d’abord ! Mange pour calmer ta faim, et te raconterai tout cela. Quelle chance ! Et puis vraiment, elle a bon cœur cette dame !"

"Quelle dame ! Raconte moi."

Mai regarda tendrement son mari :

"Mais mange d’abord. Je te raconterai en mangeant."

Vivement, elle mit les paquets sur la table, enleva le papier d’emballage et Sinh put à loisir contempler quelques morceaux de jambon rose, avec la graisse translucide comme du verre, des cercles de pâté de viande de porc, d’un grain fin, et quelques pains roux.

La voix joyeuse de Mai s’éleva :
"Voilà ! Je suis sortie de chez nous à tout hasard, ne sachant sur qui compter. Tu connais les amis, en nous voyant pauvres, ils ne nous aident pas, car ils ne croient pas que nous puissions rendre un jour. Aussi, j’ai erré longtemps dans les rues, en proie au désespoir, et j’aurais voulu me jeter dans la rivière pour en finir… Mais ta pensée me retient, soudain je rencontre Madame Hiếu, quelle chance. C’est une vieille connaissance. Elle m’accueille chaleureusement, s’empresse auprès de moi en me posant mille questions, heureuse comme si elle venait de découvrit un trésor.

Comme elle est bonne ! Elle m’a prêté de l’argent et m ‘a promis de m’avancer même un capital pour faire le commerce… Chéri, demain, je ferai le commerce des noix d’arec. On n’aurait jamais cru que cette dame put être aussi bonne.

"Sans elle, dit Sinh tout heureux, nous n’aurions rien à manger aujourd’hui. Mais pourquoi achète tu tant de choses qui coûtent cher"?

Mai baissa la tête, ses joue roses, et quelques cheveux ébouriffés sur son front augmentaient encore sa beauté.

"Ne t’inquiète pas. J’ai encore beaucoup d’argent. Tiens, regarde."

Elle fourra sa main dans sa poche et sortit une liasse de billets de banque qu‘elle jeta devant Sinh, et rapidement, entra joyeuse dans leur compartiment.

"Attends-moi un peu. Je vais chercher un couteau pour couper le pain."

Comme elle s’en allait, Sinh soudain vit à terre tomber un morceau de papier. Machinalement, il le ramassa et lut ces mots

"Mai chérie,
Je te passe la somme que je t’ai promis. Si tu en veux encore, je te donnerai le reste, mais il faut que tu viennes au rendez-vous de ce soir. Je t’attends".

Le papier tomba des mains de Sinh, sans qu‘il s’en aperçut. Une lourde oppression pesa sur son cœur, et l’empêcha de respirer.

En une seconde il semblait que tout son bonheur, tous ses espoirs étaient anéantis. Il crut pouvoir mourir sur le coup. Il sentit une grande douleur, il ne pouvait sa faire aucune illusion sur la dure réalité. Ce n’était pas un rêve. Aucun doute possible. Cette somme, c’était bien l’argent que sa femme venait de toucher ! Sinh se rappela les jours de démarches inutiles, les retours tristes et sans espoir, et les paroles amères qu‘elle disait sur l’indifférence de tous ceux qu‘elle avait connus. Cette dame Hiếu, qui était-elle ? ce n’était qu‘une invention de sa femme pour lui cacher la vérité…

Sinh se sentait une grande fureur, une moue méprisante lui souleva le coin des lèvres, tout son corps trembla en même temps qu‘il articula :

"Mi..sé..ra..ble".

Son cœur était comme transpercé. Il s’appuya sur le dossier de la chaise, regarda la liasse de billets de banque, les paquets d’aliments ouverts, et se baissa pour ramasser vite le papier.

Un moment de silence… Puis, Sinh entendit nettement le rideau se soulever avec un bruit de vent, des bruits légers de sandale qui s’approchaient de lui. Il mordit ses lèvres pour contenir la colère qui bouillonnait dans son cœur, crispa ses poings avec énergie pour empêcher son corps de trembler.

Lui caressant doucement les cheveux, sa femme était tout contre lui. Elle défit le paquet, et avec un couteau, coupait joyeusement le pain.

"Chéri, qu‘il est bon ce pain ! Je l’ai acheté rue Jules Berry. Ce morceau de jambon est certainement le meilleur de l’étage, et je l’ai payé jusqu‘à 50 cents. Laisse-moi découper pour toi. Tu dois avoir grand faim, moi aussi. Régalons nous d’abord, on verra après".
Elle avait fini de couper le morceau de jambon, le mit sur une assiette, et radieuse, continua :

"Mais, chéri, mange, mange d’abord ! Quelle chance pour nous ? Si nous n’avions pas rencontré Mme Hiếu, qu‘est-ce que nous serions devenus ? Nous n’aurions rien à manger comme les autres jours. Chéri, il faut remercier Mme Hiếu, c’est une femme très bonne, très charitable. A peine ai-je fait la demande qu‘elle sortit de sa ceinture 15$ qu‘elle me donna. As-tu compté les billets, chéri ? Je ne te raconte pas d’histoire, tu sais ?

La colère de Sinh atteignit son paroxysme, il ne put plus la contenir. Ce nom de Mme Hiếu le rendit furieux, car il savait que c’était un habile mensonge débité avec autant de naturel que si c’était la vérité. Mais serait descendue si bas. Ces deux yeux, dans ce doux visage, qui aurait pu penser qu‘ils cachaient tant de choses honteuses.

D’un violent mouvement du bras, Sinh renvoya Mai loin de lui, comme une bête immonde. Mai chancela et tomba contre mur, le turban défait et les cheveux épais. Elle regardait son mari avec des yeux terrifiés :

"Oh ! Qu‘est-ce qu t’arrive ? Sinh partit d’un rire sardonique, les dents serrés, un rire horrible comme celui d’un fou.

"Ce qui m’arrive ? Tu as le front de me le demander ? Ne fais plus, ne fais plus l’innocente".

Et il ouvrit sa main où se trouvait le papier tant froissé.

Mai pâlit à la vue de papier, elle serra la tête entre ses mains, le corps agité de tremblements violents. La voix de Sinh se fit railleuse, mordante, et âpre.

"Cette Madame Hiếu ! qu‘elle est bonne ! Oui, bonne, charitable et quoi encore… Et pourquoi tu n’as pas dit qu‘elle t’a fixé un rendez-vous pour cette nuit".

Mai pleurait, la tête dans ses mains. Mais ses pleurs ne calmaient pas Sinh ; Au contraire, ils exaspéraient. C’était comme de l’huile jetée sur feu. Plus il parlait, plus Sinh sentait la colère bouillonner en lui. Prise de peur, Mai s’affolait contre le mur, sanglotant et appelant doucement :

"Chéri… Chéri…"

Mais Sinh ne l’entendait pas, il continuait :

"Pourquoi ces pleurs ? Madame ! …Sortez. Sortez de cette maison. Je ne veux plus vous voir ici une seconde. Emportez tout ceci…"

Il prit la liasse de billets sur la table, la jeta violemment contre Mai. Les billets s’éparpillaient sur le corps de la jeune femme. D’un revers de main, il jeta par terre les paquets d’aliments, les morceaux de pains et de viande tombaient de tous côtés sous la table.

"Je ne veux pas de ces choses immonde".

Et épuisé, il abattit sur une chaise, prenant son front entre les mains, sans faire attention à Mai apeurée qui leva ses bras vers lui, en signe de supplication. Un sanglot le prit, il leva le pan de sa robe pour se cacher le visage et se dirigea vers l’extérieur.
A Présent, il baissait la tête ; sa colère, apaisée peu à peu, faisait place à une tristesse et un abattement infinis. Il sentit comme des cendres dans son cœur, une sensation froide qui lui serrait les entrailles. Il pensa aux jours passés, de faim, et de froid, et il s’en prenait à son sort… Mais pourquoi cette douleur de plus ? Pourquoi Mai, qui avait tant de fois partagé avec courage ses souffrances, pourquoi se vendait-elle aujourd’hui pour quelques piastres. Pourquoi est-elle tombé si bas ?

Accablé de douleur, Sinh sanglotait… Son cœur ne pouvait plus tenir… Il s’abattit, la tête sur la table.

Un vent léger le faisait soudain trembler de tout son corps : il venait de sentir l’odeur du jambon et du lard s’attachait encore à sa main.

Et cette faim persistante bouillonnait, et qui semblait déchirer ses entrailles, et par la douleur physique, lui faisait oublier son chagrin. Il voulait bien résister, oublier, mais c’était impossible, la faim envahissait totalement comme la marée recouvre la plage, i sentait l’odeur appétissante du jambon, l’arôme du pain roux, et son nez se dilatait, il respirait avec force ces odeurs qui semblaient pénétrer jusqu‘à ses entrailles ; et même ses os. Il pencha pour regarder les aliments répandus à terre, et regarda autour de lui à la dérobée comme un voleur, Mai n’était plus là… Il avança doucement la main, hésitant et pris et peur ; Et il se saisit du morceau de jambon rose. Il le dévora rapidement sans même mâcher. Il tenait fermement le morceau dans sa main, et comme un automate, le portait à sa bouche et mangeait gloutonnement.

C’était fini. Tous les aliments étaient engloutis et il ne reste que des miettes sur le papier d’emballage couvert de graisse Sinh sentait une douce chaleur dans son estomac, il s’appuya au dossier de sa chaise, et respira longuement, avec aise. Mais il se rappela la liasse de billets, les sanglots de Mai blottie tout à l’heure contre le mur, le mépris et la douleur dont il était accablé. Une immense lassitude l’envahit tout entier.

Il prit on visage entre ses mains et sanglota éperdument

20060331

1946. Bao nam nữ...



Combien de jeunes...

Combien de jeunes gens et de jeunes filles se sont-ils sacrifiés pour leur pays?
Ce poème est dédié à Cương, ancien élève de l'école militaire "Lục Quân Trần Quốc Tuấn" , tombé dans une bataille contre le Viet Minh en 1946 à Yên Bái, Nord Vietnam.



Kính dâng em Cương đã chiến đấu Việt Minh và đã chết oanh liệt tại Yên Bái trong
một trân giao phong với một bọn vô Tổ Quốc, vô Gia Đình, vô Tôn Giáo.

Bao nam nữ, vì NHÂN mà đã chết.
Đây tinh hoa dân Hồng Lạc muôn đời.
Nghe sông núi, tiếng gọi kêu tha thiết
Đoàn Thanh Niên đứng dậy đáp ngay lời.

Đứng dậy ! Đã bao lâu ta chờ đợi.
Máu nổi sôi, ta nén đã bao lần.
Răng ta nghiến để mong chờ cơ hội
Cứu non sông và giải thoát muôn dân.

Đây bao ngực sẵn sàng chờ súng đạn.
Hai tay trơn , ta đánh trả thần công.
Ta cười mỉm, cho đời xem bạo dạn,
Xem mưu cơ và biết chí anh hùng.

Đây oanh liệt, hiến cho Trời, Đất, Nước
Ôi! Trắng trong: hoa huệ trước bàn thờ
Những cây luá, ngả nằm không đếm được ,
Mình Thanh Niên, đây lễ vật đơn sơ.

Ta thành kính dâng quê cha đất tổ
Cả đời ta, như vừng nguyệt đêm rằm.
Ta chỉ tiếc khi xương tàn thịt đổ,
Có một đời , không hiến được hai lần!

Lớp nọ ngã, lớp kia bèn tiếp đến,
Như sóng dồi, trên mặt bể mênh mông.
Ôi! Nước Việt, đau thương và yêu mến!
Các con Ngươi, xót mẹ biết bao chừng!

Ta trả lại cho đồng quê sức mạnh,
Khí anh hùng đọng lại những ngày xanh.
Chỉ lên vút như chim bằng cất cánh,
Bao tinh hoa, sông núi kết nên thành!

Đất mòn mỏi, vì máu hồng tưới dội,
Sẽ hồi xuân và dân tộc tái sinh.
Trong sự chết, ta khơi nguồn sống mới:
Giống Lạc Hồng muôn thuở vẫn tinh anh.

Xuân Việt
Trích tập thơ Tao Phùng, xuất bản năm 1955 tại Sài Gòn.

1948, Souffrances

Nửa đêm chợt tỉnh

Nửa đêm chợt tỉnh dâng dâng lệ
Nào biết vì ai đã phũ phàng.
Thơ yếu mang sao lời ước thệ!
Lỗi nguyền thôi để mình anh mang.
Canh khuya đất khách lòng đau đớn,
Thương nước pha thêm nỗi nhớ em.
Ta muốn quên đi vì nghiã lớn
Mặt ai bừng nổi giữa trời đêm.

Hồng Kông (04.07.48, 2 giờ đêm)
Xuân Việt.


Tên thật là Nghiêm Xuân Việt. Tác giả nhiều tập thơ:
"So tơ ", "Tao phùng", ..
Ông đã dịch Truyền kỳ Mạn Lục của Nguyễn Dữ. Bản Truyện Kiều của ông và ông Xuân Phúc (Paul Schneider) cùng dịch đã được nhà xuất bản Gallimard in lại nhiều lần.
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Souffrances .
Ce poème a été composé en 1948, pendant l'exil temporaire de l'auteur en Chine. Il se rappelle son épouse laissée au pays et son serment envers sa patrie.


Xuân -Việt , a traduit "Histoires merveilleuses" de Nguyễn Dữ (16e siècle) et "Histoire de Kiều " avec Paul Schneider (Xuân Phúc), plusieurs fois réédité chez Gallimard.

20060310

1949. Nhìn trẻ ngủ

Nhìn trẻ ngủ

Trên giường ngoan, kia con trẻ ngủ,

Nhẹ giao mi, ngấn cổ tay tròn.

Bàn tay ngây dại tí hon,

Sữa trên môi nhỏ hãy còn vương thơm.

Giấc êm ái, đầy cơn mộng đẹp,

Giấc hiền lành, đủ khép mi xinh.

Chập chờn muôn cánh vô hình,

Hay lòng mẹ thức bên mình ru con.

Dưới làn da, trào nguồn sinh lực,

Khí linh thiêng nhập ngực đều đều.

Hào quang vầng trán nhẹ treo,

Chào mừng tia nắng nhẹ reo bên ngoài.

Con mới đến , mà trời đất Việt,

Đã từ lâu tha thiết mong con.


Ông cha hồn khuất sau non,

Vẫn riêng nặng một lòng son giống nòi .

Bỗng giật mình bồi hồi nghĩ ngợi,


Bao khổ đau chờ đợi thân con.

Non sông ngày một hao mòn,

Rồi ra nòi giống biết còn được chăng .

Con có biết, lưới giăng gươm dáo,

Bao vây ta kín đáo khép dần.

Nhưng cha, mắt mở rộng tầm,

Tay không chưa đã chịu phần chết đâu.

Nước chờ đợi , mai sau khôn lớn,

Nghĩ đến cha, đau đớn con ơi ,

Cha còn giầy đạp chông gai,

Để dành phần sống trên đời cho con.

So tơ (1949)

1949, Thuong vay

Poème pour une veuve 
......................................

Thương vay

Con tàu đi ngựợc vưà dừng,
Một người thiếu phụ cho lòng ta đau.
Vành sô chít tóc thảm sầu,
Khăn tay cắn chặt rơi châu đầm đầm.
Lòng còn tê tái thương thầm,
Con tàu đã vội chuyển dần bánh xe.

Người ơi ! Không hợp mà chia.
Tầu dần dần cách lòng se se dần.
Người đi muôn dậm một thân,
Ta về, hồn nặng trăm phần thương vay.
Người đau ta xót lắm thay,
Mà lòng chẳng hiểu mảy may sự lòng.
Người đau ta cũng đau cùng,
Đau thì đau vậy lạ lùng biết sao.
Đau người ta cúi đầu chào,
Lòng còn thổn thức thương bao đàn bà.
Đường đời gió táp mưa sa,
Thân hoa mang một hồn hoa tơi bời.
Thương vui đều ở tay người,
Chồng con lại nặng một đời yèu thương.
Một lòng nghìn nỗi vấn vương,
Một thân yếu ớt trăm đường xót xa…

Con tầu ly biệt đã xa,
Theo người còn gừi lòng ta ngùi ngùi.


So tơ (1949)

photo

1945: Kêu cứu đói (Famine de 1945, appel aux compatriotes)





Nước Việt-Nam bao nhiêu đau khổ
Người Việt-Nam đã rõ hay chưa ?
Nam-Kỳ thóc gạo đốt lò,
Bắc Trung chết đói đã già trăm muôn .

Chết vì nỗi đói cơm rách áo,
Chết vì chưng hèn yếu cô đơn.
Nơi nơi xác chết dơ xương,
Bụi bờ ngày nắng đêm sương dãi dầu.
May che mặt, được tàu lá chuối,
Người thương tâm thắp vội nén hương.
Còn bao nhiêu kẻ chết đường,
Thảm thay, ai biết đoái thương chỗ nào !
Khắp các chợ, kẻ gào khóc mẹ,
Mẹ bỏ con, không thể nuôi con.
Thương con như nước trong nguồn,
Thế cùng, đứt ruột bỏ con ! Hỡi trời !
Đành lià con, có sống đâu !
Chung quanh, cùng khổ như nhau,
Mình còn chết đói, gạo đâu cứu người !
Lại có nơi mẹ chôn con bé,
Nó chấp tay lạy mẹ xin tha .
Sinh con, khúc ruột rứt ra,
Bởi chưng nạn đói, khóc mà chôn con !

Sao xiết kể nguồn cơn thảm thiết,
Cứu ! Cứu mau, mới thiệt thương nòi.


…………………………….
Trông con ta, nghĩ đến con người.
Tiền quyên đổi lấy phúc trời
Bắc Nam cùng một giống nòi ! Cứu nhau !


……………………………….


Ngày ngày ta nuốt miếng cơm,
Tưởng người, cơm mắc ở ngang họng này !
Cho ! Cho nữa, cho ngay kẻo muộn,
Cho ! Cho thêm ! …………………..


……………………………


Cho bạc vàng , còn lo chưa đủ,
Nỗi đau chung, xin rỏ lệ chung.
Thuyền lương vượt bể chập chùng,
Mang về Trời Bắc chút lòng xót thương.


  • Bài này đăng hồi tháng tư 1945 ở báo Dân-Thanh Sàigòn. Thư ký toà soạn tự ý đổi đi vài câu, không hỏi tác giả. Bài này có in ở đầu cuốn So Tơ ( In lần đầu tại Sàigòn , mà thất lạc vì chiến- tranh). Nay tác giả cố nhớ để ghi một việc quốc dân nên không bao giờ quên. Song nhớ còn thiếu sót, xin độc giả lượng cho.


Xuân Việt.


(Trích tập thơ Tao Phùng)
1954.