* En souvenir de mon oncle Nghiêm Xuân Viêt (1913-1988)
Xuân -Việt, a traduit "Histoires merveilleuses" de Nguyễn Dư (16e siècle) , "Histoire de Kiều " avec Paul Schneider (Xuân Phúc) plusieurs fois réédité chez Gallimard et des auteurs vietnamiens du 20e siècle
Recueils de poèmes -Traduction de contes et nouvelles du Vietnam, du poème national Kim- Vân-Kiều.
Pages
- A propos. Biographie de Nghiêm Xuân Viêt (1913-1988)
- Souvenirs des publications de Xuân Viêt au Vietnam
- Auteur Xuân - Phúc
- Extraits de Kim Vân Kiêu
- Préface au recueil "Tao Phung" 1954
- Traduction de Requiem (Stevenson) 1954
- Traduction de Ruyard Kipling. If. (Nêu)
- Contes du 16e siecle .
- 1970.La Trahison des Maitres
- 1996. Courrier de Paul Schneider -Xuân Phuc
20260211
Nguyên Dư. Extrait.
Note : Nous donnons ci-après un conte tiré au "Recueil des contes extraordinaires" de NGUYỄN-DƯ, écrivain vietnamien qui vécut à la fin du XVe siècle et dans la première moitié du XVe.
Mêlant le fantastique et le réel avec un art consommé, ses contes constituent souvent une satire à la fois piquante et discrète contre les mœurs. Ecrivain en chinois, il peut être considéré comme le précurseur, sinon le modèle, de Bồ-Tùng-Linh, le grand conteur chinois du 17e siècle, célébré par ses "contes extraordinaires de la bibliothèque solitaire" (Liêu Trai Chí Dị).
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Sous la dynastie des Trần, avec l’expansion du bouddhisme, les pagodes s’élevaient de toutes parts, telles les Pagodes de Đông Cô, d’An Sinh, d’An Tử, de Phổ Minh, de Hoàng Giang, etc… Ceux qui se coupaient les cheveux pour se faire bonze (ou bonzesse) constituaient à peu près la moitié de la population. Surtout à Đông Trào, la foi bouddhique était vraiment ardente ; les grands villages comptaient jusqu‘à plus de dix Pagodes, et les petits cinq ou six ; toutes étaient entourées de haies d’arbres formant rempart du côté extérieur, c’était un foisonnement de pourpre et d’or. Les malades n’espéraient leur guérison que par l’influence de Bouddha, et aux jours de fête, une animation extraordinaire régnait sur les esplanades aux prières. Il semblait bien, en effet, que Bouddha et ses Saints exauçaient largement les prières, et accordaient aux fidèles tout ce qu‘ils leur demandaient.
Aussi les gens du peuple avaient-ils une foi ardente, et nulle part, on ne notait le moindre manque de respect.
Cependant, sous le règne de Giản-Định, de la dynastie des Trần, la guerre dura plusieurs années. De nombreuses pagodes furent incendiées ; sur dix, il en restait peut-être une, et même celles qui étaient épargnées tombaient en ruines avec la pluie et le vent, se penchaient d’un côté ou de l’autre, tristes et abandonnées au milieu des buissons et des herbes folles. Après que les Chinois furent chassés du pays, les gens revinrent pour reconstruire leurs maisons et reprendre leurs occupations ordinaires. Le mandarin Văn Tự Lập, préfet de Đông Trào, devant les ruines amoncelées dans sa circonscription, exhorta les jeunes gens des villages, à préparer d’urgence les maisons détruites, avec des treillis de bambous et des bottes d’herbes à paillote, pour les besoins immédiats de la population. Il était arrivé à son poste depuis un an, et il constatait que le peuple était victime de vols très nombreux, depuis la volaille dans les basses-cours jusqu‘aux poissons dans les étangs et les fruits dans les vergers. Tout ce qui était comestible était volé : "Je suis le chef de cette circonscription et je n’ai ni l’intelligence pour démasquer les voleurs, ni l’énergie pour les combattre. A cause de ma faiblesse, tout va mal, et c’est bien de ma faute". Troubler l’ordre. Et il proscrivait seulement aux villages de bien faire la veille, de doubler la garde. Mais après une semaine de précautions renforcées, les vols continuaient comme auparavant. Puis, les malfaiteurs ne montraient aucune crainte, entraient même dans les cuisines pour goûter l’alcool contenu dans les jarres, pénétraient jusque dans les chambres pour taquiner les femmes et les enfants. Et quand tout le monde accourait pour les corner ( ?), ils disparaissaient, sans laisser de trace".
Tự Lập se prit à rire et dit :
"Jusqu‘ici je pensais que le mal venait de vulgaires voleurs. Maintenant je m’aperçois que se sont les diables et les esprits qui sont les auteurs de ces méfaits".
Aussitôt, il fit venir des magiciens éprouvés, pour annihiler les esprits malfaisants avec leurs puissantes amulettes… Mais plus on employait les amulettes, plus les esprits exerçaient leur nuisible activité. Tự Lập prit peur, rassembla les habitants et leur dit :
"Jusqu‘ici, nous avons voué un culte fidèle à Bouddha, et à cause de la guerre, l’encens et le feu s’éteignent sur les autels, personne ne vient faire des offrandes. Aussi les esprits malins exercent-ils leurs méfaits sur nous sans que Bouddha vienne à notre secours. Pourquoi ne viendrons nous pas à la pagode, implorer l’aide du miséricordieux ? Peut-être, est-ce là le seul moyen de nous débarrasser de ces malins esprits" ?
Tout le monde se rendit donc à la Pagode pour allumer les baguettes d’encens et faire la prière suivante :
"Nous, les pauvres créatures, avons toujours adoré Bouddha et respecté sa loi. Et nous mettions notre esprit dans sa protection. Maintenant les diables arrivent, nous infligent milles tourments et détruisent notre bétail ; comment Bouddha peut-il rester indifférent devant nos malheurs ? N’est ce pas qu ‘il a été trop miséricordieux envers les diables ? Nous vous supplions, à jointes mains, d’avoir pitié de nous, de montrer votre puissante en les châtiant, de façon que les esprits malfaisants ne puissent se mêler aux hommes. La paix ainsi reviendra pour le peuple, et les pauvres créatures que nous sommes, nous vous en serons bien reconnaissants. Le pays vient de sortir des troubles de la guerre, nos moyens d’existence ne sont pas encore bien assurés, nous n’avons pas même un morceau de bois, ni une tuile. Mais dès que notre situation matérielle s’améliorera, nous réparerons la pagode pour montrer notre vive reconnaissance".
Cependant quand la nuit arrive, les vols auront ( ?) lieu de plus belle. Tự Lập ne savait comment faire. Il apprit que Mr Vương Du Huyện de Kim Thành, était très versé dans l’art des devins, et lui demanda un oracle. Mr Vương consulta ces dieux et déclara :
"Montant un beau cheval.
"Portant le veste de chasse.
"Un carquois en cuir avec des flèches, à la pointe de fer.
"C’est bien le dieu qui vous sauvera".
Mr Vương poursuivit :
Si voulez-vous débarrasser de ces diables, demain matin, prenez la gauche en sortant de la porte de votre bureau, dirigez-vous vers le Sud, vous trouvez quelqu‘un dont la description sommaire vient de vous êtes donnée.
C’est bien l’homme qu‘il vous faut, tâcher de l’inviter à vous donner un coup de main. Même s’il refuse, insistez et ne le laissez pas partir.
Le jour suivant, Tự Lập et les vieux notables de l’endroit, suivant les conseils du devin, guettaient les passants, fort nombreux sur la route ; mais personne ne correspondait au signalement donné. Le jour déclinait, chacun s’apprêtait à revenir chez soi désappointé, quand apparut, venant de la montagne, un homme à cheval, vêtu de grosse toile et portant un arc sur l’épaule. Tous se précipitèrent ce qu‘ils attendaient de lui. L’homme sourit et dit :
Monsieur ! Pourquoi accordez-vous tant de crédit aux paroles des devins ? Depuis mon enfance, je vis du métier de chasseur, n’ayant presque jamais quitté ma selle et toujours l’arc à la main. J’ai appris hier que dans la montagne d’An-Phú, les gros chevreuils abondent, ainsi que les beaux lièvres. Aussi, je me suis décidé à y venir exercer mon ?????????????????? qui n‘ont pas de forme… Ni de corps ?
Tự Lập, dans son fort intérieur, se disait que cet homme devait être un magicien puissant qui ne voulait pas se faire remarquer par le pouvoir de ses amulettes de crainte de s’attirer des ennuis, et qui, aimant la paix des montagnes et des forêts, ensevelissait son nom dans les plaisirs de l’équitation et de la chasse. Aussi, il renouvela sa demande avec insistance. L’homme voyant qu‘il n’y avait point de place pour le refus, accepta, mais avec une visible contrainte. Tự Lập l’invita à venir à la Préfecture, le mit dans sa maison des hôtes de marque, lui réserva la plus belle moustiquaire et la meilleure natte et ordonna qu‘on eût les plus grands égards pour le visiteur considéré comme un Dieu.
L’homme se dit :
"Ils m’ont prodigué les plus grandes marques de respect, parce qu‘ils s’imaginent que je peux détruire les esprits. En réalité ; je n’ai aucun pouvoir sur ce point, et les égards qu‘ils ont pour moi, me remplissent de confusion et d’inquiétude à la fois. Il me faut vite quitter ces lieux, car la honte m’attend.
Aussi, vers le milieu de la nuit, alors que tout le monde était plongé dans un profond sommeil, l’homme sortit sur la pointe des pieds et s’éloigna sans bruit du chef-lieu de la Préfecture. Quand il arrive à l’Ouest du pont de bois, une obscure clarté tombait du ciel, et la lune tardive n’apparaissait pas encore. Soudain, il vit quelques hommes de stature géante venir en joyeuse compagnie du côté des rizières. Il se cache dans un coin, et les observa. Il les vit plonger leur bras dans un étang, prendre les poissons, grands et petits, à pleines mains et les porter à leur bouche pour les croquer. Les géants se regardaient et se disaient :
"Les petits poissons sont excellents, il faut les déguster lentement pour en apprécier toute la saveur. C’est bien plus délicieux que ces fleurs qu‘on nous présente comme offrande, n’est-ce pas ? C’est bien dommage que maintenant seulement, nous pouvons goûter à des mets aussi savoureux".
L’un d’eux rit aux éclats et dit : "Nous avons une grosse tête, et vraiment point de cervelle ; on nous a borné jusqu‘ici. A-t-on jamais idée de satisfaire avec quelques misérables mesures de riz notre estomac qui en demande une tonne, et pourtant, cela a suffi pour faire de nous pendant si longtemps les gardiens de leurs pagodes. Si nous n’avons pas de régal comme celui de ce jour, c’est vraiment une triste vie que d’être condamné à un jeûne permanent.
Un autre répondit :
"J’aime bien la viande, c’est mon caractère. Je ne suis pas habitué au jeûne comme vous. Mais actuellement, le peuple est dans la gêne, ils n’ont rien pour nous offrir. Notre ventre crie famine et nous avons envie de viande, car depuis très longtemps, nous n’y avons pas goûté comme le Grand Maître CONFUCIUS, quand encerclé dans le royaume de TỀ, il endura pendant trois mois un jeûne forcé. Mais cette nuit, il fait froid, l’eau est glacée, il nous sera difficile de rester longtemps. Ici, mieux vaut entrer dans ce champ de cannes à sucre, et imiter l’exemple de ce Cô-Hồ-Dâu de jadis (1).
(1) Cô-Hồ-Dâu Capitaine de jadis était grand amateur de cannes à sucre.
Il disait "pour bien apprécier leur saveur, il faut les mâcher en commençant par extrémité de la tige et en allant vers les racines". En effet, la teneur en sucre augmente à mesure qu‘on approche des racines.
Aussi, ils se dirigèrent tous vers le champ de cannes à sucre. Les arrachant de terre et enlevant l’écorce avec leurs dents, ils les mâchaient et aspiraient joyeusement le jus. L’homme qui était caché banda soudain son arc et tira plusieurs flèches sur les géants et en blessa deux. Les malfaiteurs étouffèrent des cris de douleur, prirent la fuite, et disparurent. On les entendit s’adresser des reproches entre eux.
"Je vous l’avais dit, l’heure n’était pas propice, il ne fallait pas partir. Vous ne m’avez pas écouté. Maintenant voyez ce qu‘il vous en coûte".
L’homme appela alors les villageois à grands cris ; ceux-ci, tirés de leur sommeil, allumèrent des torches, et se mirent à la recherche des malfaiteurs, chacun dans une direction. Ils suivirent les traces de sang laissées sur le terrain et se dirigèrent ainsi vers l’Ouest. Après avoir parcouru environ un demi -lieue, ils arrivèrent à une pagode abandonnée. Ils y entrèrent et virent les deux statues des génies, gardiens de la pagode, encore mal ajustées sur leur socle et portant chacune une flèche profondément plantée dans le dos.
Les villageois tirèrent la langue de stupéfaction devant ce spectacle inouï. Et tous renversèrent alors les statues. A ce moment, on entendit distinctement une voix :
"Nous croyons satisfaire ainsi notre faim. Hélas ! Qui pouvait prévoir que nous finirons ainsi ! Mais l’instigateur du coup, c’est ce coquin de Dieu des eaux. Pourtant il se tire d’affaire… Nous n'avons fait que le suivre et voici ce qui nous arrive. C’est vraiment injuste".
Les villageois se dirigèrent alors vers le temple dédié aux Dieu des eaux. Ils virent la statue du Dieu perdre contenance, son visage devenir bleu comme l’indigo, et ils constataient que des écailles de poisson brillaient encore à ses lèvres mal essuyées ; ils brisèrent également la statue du dieu des Eaux.
Le préfet Tự Lập vida ses coffres entre les mains de l’archer pour le remercier.
Ce fut un beau trésor que l’homme emporta sur le chemin du retour. Depuis, on n’entendit plus parler des esprits malfaisants, et le peuple put enfin ... de la paix.
20260205
Contexte historique, culturel
*Administration française (1887-1945) et l'éveil du nationalisme
Administration française (1887-1945) et l'éveil du nationalisme
20260203
Exil a Hong Kong vers 1946-1948
Xuân Việt, parmi les patriotes autour de l'empereur BaoDai à Hong Kong.
(Extrait de Tô Vũ -Phạm Ngọc Huyền.)
20260127
20260126
20260118
Liste d’ Avocats du Sud Vietnam, 1974
DDADANH_BIEU_LUAT_SU_THUC_THU_TOA_TT_SAIGON.208. C. 22Luât sư đoàn 19745044
pdf https://share.google/1Bef7AtJjogQAheXo
NH_BIEU_LUAT_SU_THUC_THU_DANH_BIEU_LUAT_SU_THUC_THU_TOA_TT_SAIGON.208225044.pdf https://share.google/1Bef7AtJjogQAheXo
TOA_TT_SAIGON.208225044.pdf https://share.google/1Bef7AtJjogQAheXo
ANU_LUAT_SU_THUC_THU_TOA_TT_SAIGON.208225044.pdf httDANH_BIEU_LUAT_SU_THUC_THU_TOA_TT_SAIGON.208225044.pdf https://share.google/1Bef7AtJjogQAheXo
ps://share.google/1Bef7AtJjogQAheXo
20251228
Recits du 20e siecle
Le contexte socio hístorique, le Vietnam du debut du 20e siecle. Des écrivains nés lors de la periode d administration francaise, écrivent en quoc ngu, langue vietnamienne romanisée.. (1932 : fondation d un groupe autonome de litterature : Nhat Linh, Thach Lam,...)
20251209
20251206
Les poèmes traduits en vietnamien
https://vietnamvanhoa.wordpress.com/muc-luc-tao-phung-thi-tap/
20251130
Auteur Phan Du (1915- 1983), traduit en francais par Xuân Viêt
Les 2 pots d orchidee (1965). Prix pen club..Traduit par Xuân Viet .
Edité Dans Recits du xxe siècle. l Harmattan.
20251107
20251105
16e siecle. Legendes merveilleuses
Edition en vietnamien 1970 de Trung Tâm Hoc Lieu , Sud Vietnam.
Ex.
La rencontre de la ferme de l ouest
20251024
KHÚC ĐỌAN TRƯỜNG. Collaboration avec Bằng Vân, Xuân Diệu
Ce livret, conservé à la Bnf, égaré par les auteurs à cause de la guerre.
Băng Vân , dísparu dans le tourbillon de la guerre.
20251023
20251007
Nguyễn Dư, auteur du XVI e siecle
Quatre contes fantastiques du 16e siecle traduits par Xuân Viêt :
3.L'Echanson de l'empereur de jade,
5. La Rencontre merveilleuse à la Ferme de l'Ouest
6. Le procès au palais des Eaux
13. La pagode abandonnée
20251006
Auteur Linh Bảo (1926-2024), traduite par Xuân Việt
Tư liệu về nhà văn Linh BảTư liệu về nhà văn Linh Bảo (Ngô Thế Vinh) | Thanh Thúy https://share.google/QA3IWmKnnygge7R8E o (Ngô Thế Vinh) | Thanh Thúy https://share.google/QA3IWmKnnygge7R8E
20250907
*dqc - Documentation - Văn Hóa Việt Nam: Courrier . Concernant Xuân Viet
20250731
Văn - Hóa - Việt - Nam: Histoire de Kieu , extrait
20250721
Lien dangquocco documentation
https://dangquocco-documentation.blogspot.com/search/label/Xu%C3%A2n-Vi%C3%AAt
https://dangquocco-documentation.blogspot.com/search/label/Xu%C3%A2n-Vi%C3%AAt
20250615
Auteur Linh Bao (1926-2024) . Version originale vietnamienne de ́Robes nouvelles ́
Auteur de ' robes nouvelles’ , áo mới, traduit par Xuân Việt.
20220216
Souvenir familial, dalat- réminiscences (1960-1968): *** Dalat, d'aussi loin que je me souvienne...
20210606
20210205
20170811
Correspondances
20170709
20170124
20151213
20150726
20150710
20141127
Traduction de poèmes : Baudelaire, L'Albatros
L'albatros. Hải Âu
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.Charles Baudelaire (Les fleurs du mal)
Để đuà chơi, nhiều khi thủy-thủ
Bắt Hải-Âu, chim của Trùng-Dương.
Lững lờ, bát ngát cánh dương,
Theo thuyền, lướt sóng như đương hộ thuyền.Vưà mới để lên trên sàn gỗ,
"Vua trời xanh" nghiêng đổ, nặng nề.
Cánh dài trắng bỏ lê -thê,
Như chèo buông xõng trăm bề thảm thương.Đại dực khách! Khi thường đẹp thế!
Nay tội chưa! xấu xí, vụng về!
Điêu, người chọc mỏ ê-chề,
Kẻ đi lặc, diễu thân què, xưa bay!
Thi-Sĩ như "Trời Mây Hoàng Đế ",
Xá chi cung, quen rẽ bao trời.
Trần-gian đầy đọa ngạo cười,
Cánh bằng lớn quá, đường đời khôn đi.
16/9/53X.V.(thơ dịch)
20120305
Petit poème sur le Champa
Tháp chàm
Xa xa nổi bóng Tháp chuà Chàm
Một trái thông nâu giữa núi Lam
Dấu tích dân Hời còn khóc đó
Bâng khuâng ngẩng mặt hỏi trời Nam.
Xuân Việt
Trích tập thơ "So tơ "(1940-1942)
"Telle une pomme de pin perdue au loin dans les montagnes... "
Le poète exprime ici sa mélancolie devant les vestiges du Champa.
Qu'a fait le peuple vietnamien envers le peuple Champa ?
une photo d'un vestige du Champa :
http://www.flickr.com/photos/49503127089@N01/196326/
20091221
La trahison des maîtres. 1972
Viet Cong/North Vietnam
Nghiêm-Xuân-Viêt. La trahison des maîtres. [S.n. : s.l.], 1972. MAIN DS557.A67 X8 1972
Michigan State University
20091004
Années 1946. Exil en Chine.Mémoires de Trân Trong Kim
http://www.talawas.org/talaDB/showFile.php?res=2404&rb=08
Dans le contexte de la guerre:
1946: doit partir en direction de la Chine, par Móng Cái.
Travaille temporairement à Hong Kong comme secrétaire.
Dort sur la terrasse de l'entreprise, pour économiser de l'argent.
A pu envoyer 6000 piastres à son beau-frère Cơ se retrouvant au Yunnan ( Hố Kiều, à la frontière chinoise, en face de Lao Kay au Vietnam), pour qu 'il puisse revenir au Vietnam.
20090929
Collection l'Harmattan
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=23724
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=25430
20060331
1946. Bao nam nữ...

Combien de jeunes...
Combien de jeunes gens et de jeunes filles se sont-ils sacrifiés pour leur pays?
Ce poème est dédié à Đặng Quốc Cương, ancien élève de l'école militaire "Lục Quân Trần Quốc Tuấn" , tombé dans une bataille contre le Viet Minh en 1946 à Yên Bái, Nord Vietnam.
Kính dâng em Cương đã chiến đấu Việt Minh và đã chết oanh liệt tại Yên Bái trong
một trân giao phong với một bọn vô Tổ Quốc, vô Gia Đình, vô Tôn Giáo.
Bao nam nữ, vì NHÂN mà đã chết.
Đây tinh hoa dân Hồng Lạc muôn đời.
Nghe sông núi, tiếng gọi kêu tha thiết
Đoàn Thanh Niên đứng dậy đáp ngay lời.
Đứng dậy ! Đã bao lâu ta chờ đợi.
Máu nổi sôi, ta nén đã bao lần.
Răng ta nghiến để mong chờ cơ hội
Cứu non sông và giải thoát muôn dân.
Đây bao ngực sẵn sàng chờ súng đạn.
Hai tay trơn , ta đánh trả thần công.
Ta cười mỉm, cho đời xem bạo dạn,
Xem mưu cơ và biết chí anh hùng.
Đây oanh liệt, hiến cho Trời, Đất, Nước
Ôi! Trắng trong: hoa huệ trước bàn thờ
Những cây luá, ngả nằm không đếm được ,
Mình Thanh Niên, đây lễ vật đơn sơ.
Ta thành kính dâng quê cha đất tổ
Cả đời ta, như vừng nguyệt đêm rằm.
Ta chỉ tiếc khi xương tàn thịt đổ,
Có một đời , không hiến được hai lần!
Lớp nọ ngã, lớp kia bèn tiếp đến,
Như sóng dồi, trên mặt bể mênh mông.
Ôi! Nước Việt, đau thương và yêu mến!
Các con Ngươi, xót mẹ biết bao chừng!
Ta trả lại cho đồng quê sức mạnh,
Khí anh hùng đọng lại những ngày xanh.
Chỉ lên vút như chim bằng cất cánh,
Bao tinh hoa, sông núi kết nên thành!
Đất mòn mỏi, vì máu hồng tưới dội,
Sẽ hồi xuân và dân tộc tái sinh.
Trong sự chết, ta khơi nguồn sống mới:
Giống Lạc Hồng muôn thuở vẫn tinh anh.
Xuân Việt
Trích tập thơ Tao Phùng, xuất bản năm 1955 tại Sài Gòn.
1948, Souffrances. Nuit à Hong Kong.
Nửa đêm chợt tỉnh dâng dâng lệ
Nào biết vì ai đã phũ phàng.
Thơ yếu mang sao lời ước thệ!
Lỗi nguyền thôi để mình anh mang.
Canh khuya đất khách lòng đau đớn,
Thương nước pha thêm nỗi nhớ em.
Ta muốn quên đi vì nghiã lớn
Mặt ai bừng nổi giữa trời đêm.
Hồng Kông (04.07.48, 2 giờ đêm)
Xuân Việt.
****
Tên thật là Nghiêm Xuân Việt. Tác giả nhiều tập thơ:
"So tơ ", "Tao phùng", ..
Ông đã dịch Truyền kỳ Mạn Lục của Nguyễn Dữ. Bản Truyện Kiều của ông và ông Xuân Phúc (Paul Schneider) cùng dịch đã được nhà xuất bản Gallimard in lại nhiều lần.
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Souffrances .
Ce poème a été composé en 1948, pendant l'exil de l'auteur en Chine. Il se rappelle son épouse laissée au pays et son serment envers sa patrie.
Xuân -Việt , a traduit "Histoires merveilleuses" de Nguyễn Dữ (16e siècle) et "Histoire de Kiều " avec Paul Schneider (Xuân Phúc), plusieurs fois réédité chez Gallimard.
20060310
1949. Nhìn trẻ ngủ. poème pour ses enfants.
Trên giường ngoan, kia con trẻ ngủ,
Nhẹ giao mi, ngấn cổ tay tròn.
Bàn tay ngây dại tí hon,
Sữa trên môi nhỏ hãy còn vương thơm.
Giấc êm ái, đầy cơn mộng đẹp,
Giấc hiền lành, đủ khép mi xinh.
Chập chờn muôn cánh vô hình,
Hay lòng mẹ thức bên mình ru con.
Dưới làn da, trào nguồn sinh lực,
Khí linh thiêng nhập ngực đều đều.
Hào quang vầng trán nhẹ treo,
Chào mừng tia nắng nhẹ reo bên ngoài.
Con mới đến , mà trời đất Việt,
Đã từ lâu tha thiết mong con.
Ông cha hồn khuất sau non,
Vẫn riêng nặng một lòng son giống nòi .
Bỗng giật mình bồi hồi nghĩ ngợi,
Bao khổ đau chờ đợi thân con.
Non sông ngày một hao mòn,
Rồi ra nòi giống biết còn được chăng .
Con có biết, lưới giăng gươm dáo,
Bao vây ta kín đáo khép dần.
Nhưng cha, mắt mở rộng tầm,
Tay không chưa đã chịu phần chết đâu.
Nước chờ đợi , mai sau khôn lớn,
Nghĩ đến cha, đau đớn con ơi ,
Cha còn giầy đạp chông gai,
Để dành phần sống trên đời cho con.
So tơ (1949)
1949, Thương vay
......................................
Thương vay
Con tàu đi ngựợc vưà dừng,
Một người thiếu phụ cho lòng ta đau.
Vành sô chít tóc thảm sầu,
Khăn tay cắn chặt rơi châu đầm đầm.
Lòng còn tê tái thương thầm,
Con tàu đã vội chuyển dần bánh xe.
Người ơi ! Không hợp mà chia.
Tầu dần dần cách lòng se se dần.
Người đi muôn dậm một thân,
Ta về, hồn nặng trăm phần thương vay.
Người đau ta xót lắm thay,
Mà lòng chẳng hiểu mảy may sự lòng.
Người đau ta cũng đau cùng,
Đau thì đau vậy lạ lùng biết sao.
Đau người ta cúi đầu chào,
Lòng còn thổn thức thương bao đàn bà.
Đường đời gió táp mưa sa,
Thân hoa mang một hồn hoa tơi bời.
Thương vui đều ở tay người,
Chồng con lại nặng một đời yèu thương.
Một lòng nghìn nỗi vấn vương,
Một thân yếu ớt trăm đường xót xa…
Con tầu ly biệt đã xa,
Theo người còn gừi lòng ta ngùi ngùi.
So tơ (1949)
1945: Kêu cứu đói (la Famine de 1945, appel aux compatriotes)
Nam-Kỳ thóc gạo đốt lò,
Bắc Trung chết đói đã già trăm muôn .
Nơi nơi xác chết dơ xương,
Bụi bờ ngày nắng đêm sương dãi dầu.
May che mặt, được tàu lá chuối,
Thảm thay, ai biết đoái thương chỗ nào !
Thương con như nước trong nguồn,
Thế cùng, đứt ruột bỏ con ! Hỡi trời !
Đành lià con, có sống đâu !
Chung quanh, cùng khổ như nhau,
Mình còn chết đói, gạo đâu cứu người !
Lại có nơi mẹ chôn con bé,
Sinh con, khúc ruột rứt ra,
Bởi chưng nạn đói, khóc mà chôn con !
Bắc Nam cùng một giống nòi ! Cứu nhau !
Cho ! Cho nữa, cho ngay kẻo muộn,
Cho ! Cho thêm ! …………………..
Thuyền lương vượt bể chập chùng,
Mang về Trời Bắc chút lòng xót thương.
- Bài này đăng hồi tháng tư 1945 ở báo Dân-Thanh Sàigòn. Thư ký toà soạn tự ý đổi đi vài câu, không hỏi tác giả. Bài này có in ở đầu cuốn So Tơ ( In lần đầu tại Sàigòn , mà thất lạc vì chiến- tranh). Nay tác giả cố nhớ để ghi một việc quốc dân nên không bao giờ quên. Song nhớ còn thiếu sót, xin độc giả lượng cho.
Xuân Việt.











































